16 février 2007
There is nothing "left" to loose
Ou l'art de rouler à gauche.
Depuis dimanche j'accumule les guignes (pas les cerises malheureusement, j'aurais préféré).
J'étais à Glasgow le week end dernier, sous la pluie mais c'était bien, plein de Walkers au vinaigre, que même c'est bien dommage que vu le choix en chips en Norvège on n'en trouve pas au vinaigre, mais bon admettons que ça me garde en meilleur santé et que c'est pas plus mal. Plein de jeunes -et moins jeunes- hommes en kilt aussi, j'aime bien. Pas beaucoup de temps pour visiter, une journée passe trop vite.
Jusque là tout allait bien. C'est quand j'ai voulu rentrer en Norvège que la chance a tourné.
D'abord, suite à un problème sur la voie ferrée, je suis arrivée juste à temps pour voir mon avion partir. Evidemment le seul vol quotidien vers Oslo. Jusque là pas de panique, il y a forcement une autre solution via une autre ville. Après quelques recherches, je vois que je peux partir de Newcastle en fin d'après midi, bien, je pense que je suis sauvée, après tout Newcastle c'est pas très très loin et Ryanair accepte de transférer ma réservation ratée sur ce vol à moindre coût. Sauf que tout les trains ou bus arrivent soit trop tard, soit sont déjà partis. Evidemment.
Alors là, plutôt présomptueuse, je pense que je peux louer une voiture, en effet je peux louer une voiture pas de problème, mais est ce que je peux conduire ? Comme je n'avais pas tellement le temps de trop réfléchir je suis partie vaillamment emprunter une petite Opel. C'est en montant dans la voiture que j'ai commencé à paniquer. Et c'est quand, après un petit tour de parking, je me suis retrouvée sur la grande route que là j'étais carrément terrifiée. Je crois que la première demi heure je suis restée les mains crispées à l'extrême sur le volant et la bouche grande ouverte. Je me suis aussi écorchée la main droite à force de cogner dans la portière en voulant passer une vitesse.
J'ai mordu le trottoir 3/4 fois et j'ai senti mon coeur s'affoler, ah une fois aussi en sortant d'un petit chemin je me suis placée à droite avant de réaliser que la voiture qui me fonçait dessus n'était pas à contre sens, elle.
Mais bon, après 1/2h on s'habitue, on commence à être plus à l'aise. Et c'est là que je me suis perdue. Evidemment.
N'ayant pas de carte j'avais demandé le chemin à la loueuse de voiture qui m'avait juste répondu de prendre la M74. Ouais facile, sauf qu'elle est très mal indiquée cette M74, alors je me suis retrouvée, paumée, dans la campagne écossaise. Entourée de collines, de petit lacs, des milliers de moutons mais pas un seul berger et l'heure qui tourne (ceci dit c'était très joli).
Enfin j'ai fini par me retrouver à Crawfordjohn village, joli petit patelin où on m'a gentiment expliqué que la M74 était juste à côté et que j'étais probablement en train de la longer depuis un moment. Super.
Une fois sur l'autoroute pas de problème, je descends à Carlisle et je pique sur Newcastle, une fois de plus pour arriver et voir mon avion décoller, sans moi évidemment. Là j'ai hésité entre rire et pleurer, pour finalement retourner voir la dame de Ryanair et lui demander si il y avait moyen de partir à Londres le soir même. J'ai donc rejoint Londres vers minuit, sans problème cette fois ci, et réservé le premier vol à 6.20 le lendemain matin pour Oslo.
Avec le décalage horaire j'atterrissais à 9.30, commençais à travailler à 11.30, en y allant directement ça aurait du être possible. Sauf que bien sûr, le train en Norvège aussi avait des problèmes, ooh rien de bien grave juste du retard, comme ça je ne pouvais pas arriver à l'heure au travail, ça n'aurait pas été amusant sinon. C'est là que j'ai commencé à regarder le ciel pour essayer d'apercevoir le Dieu de la farce que je supposais hilare (je l'ai même pas vu, c'est un lâche).
Enfin bref en rentrant à 17.30 chez moi lundi soir, fatiguée je pensais avoir bouclé mon cercle de la loose et c'est le lendemain matin que je me suis réveillée avec la grippe. Mal partout, de la fièvre, fatiguée, froid, ouais normal. On m'avait prévenu que ça arriverait, c'est apparemment inévitable quand on travaille avec des enfants je ne pensais pas que ça viendrait si vite. Mais au moins depuis mercredi c'est les vacances scolaires et à tout prendre je préfère autant tomber malade pendant.
Mais bon, je m'en sors pas trop mal finalement, rien de cassé et ça c'était pas gagné.
Sinon en Suède, un vieux monsieur a lui eu du mal à rouler à droite.



